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07.04.2011

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Saint Dominique   

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Les 9 manières de prier de Saint Dominique
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L'histoire des moniales dominicaines
L'ordre des prêcheurs a commencé par la fondation d'un monastère de femmes en 1205-1206 à Prouilhe. Saint Dominique l'appelle la "Sainte prédication de Jésus-Christ". La   fondation des frères Prêcheurs a lieu 10 ans plus tard.
  Le premier groupe de moniales (9 moniales) est un groupe de femmes cathares converties. C'est dire qu'elles ont dû forger elles-mêmes leur enracinement dans la tradition monastique, avec l'aide de Saint Dominique, chanoine régulier et imprégné des écrits de Cassien. "Elles n'eurent pas d'autre maître pour les former à la vie de l'Ordre".
   Nous ne possédons pas les Constitutions des soeurs de Prouilhe. Mais la Règle de Saint Sixte ( monastère romain reconstitué par Saint Dominique), montre que les soeurs sont vraiment partie prenante du projet apostolique de Saint Dominique. Comme aux frères, Saint Dominique donne aux soeurs la Règle de Saint Augustin qui façonne un style de vie fraternelle orienté vers le salut de tous les hommes. Le choix de la Règle donne un type original d'insertion ecclésiale - référence aux actes des Apôtres avec les accents : enseignement, partage, mission commune, communion, amour fraternel.
  Dès le début, les monastères entretiennent des relations spirituelles et institutionnelles avec des communautés de frères et le supérieur des Moniales est le Maître de l'Ordre auquel elles font profession.
   Les monastères dominicains ont connu trois grands moments dans l'histoire de leur développement. Le premier est le plus important, lié aux courants spirituels des XIVème et XVème dans la vallée du Rhin (Unterlinden et Constance) animé et soutenu en partie par des Prêcheurs (Eckart, Suso, Tauler) ; le XVIIème siècle français avec l'influence du monastère de Sainte Praxè
de d'Avignon ; enfin le renouveau de la vie monastique consécutif à la restauration de l'Ordre en France par Lacordaire. On pourrait noter également en Italie l'influence sur certains monastères de la spiritualité de Sainte Catherine de Sienne et de Savonarole qui ont suscité des sortes de réveils.
   Quelques monastères ne connurent pas d'interruption pendant la Révolution française.